Et les manteaux

Seul il végète, incapable de se mouvoir.
C’est dans le nombre que réside son espoir.
Réuni, il prend vie en un seul organisme
Pourtant nanti du plus simple des mécanismes.
Principal complice et ami : la gravité
Donne à sa destinée tout son sens tourmenté.
Tel un serpent vicieux, il sinue et se tord,
Épousant, caressant les roches de son corps,
Jamais il n’y percevrait là d’obscénité
Quand, fébrile, il en lèche les extrémités.
De falaise en paroi, sans cesse ricocher,
Rebondissant rudement, de pierre en rocher,
Toujours il en ressort sans nulle égratignure,
Hormis l’étourdissement qui jamais ne dure.
Mais il ne peut tourbillonner qu’à sa jeunesse
Puisque l’élément Eau glissant vers la vieillesse,
Perd toute allégresse, sombrant dans la paresse.

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