Pauvre feuille que tu griffes

Pauvre feuille immaculée que griffe et agresse
Ce brin acéré de couleur, pour qu’apparaisse
Au dessus du blanc pur, ces infâmes souillures.
De quel droit vient-elle cracher là ses rayures ?

Quelle imagination égoïste et perfide !
Pourquoi annihiler cet éclat froid du vide ?
Toute beauté ne doit-elle donc résider
Qu’en cette fange complexe et désordonnée
Qu’imposent Plume et Pinceau à ces chastes pages ?

Ce n’est pour l’esprit qui les guide qu’un mirage.
Ces tourments à l’importance si dérisoire
Face à l’ampleur du massacre ainsi perpétré,
Viennent pourtant en sa pâle chair se graver,
Violer sa candeur de noirs desseins illusoires.

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