Joies du Métro

J’aime entendre percuter, sans nulle relâche
Mon lourd bagage à roulettes, contre les marches,
Rythmant une à une, descentes et montées
S’égrainant sur l’escalier avec volupté.
Si cette douce dissonance m’ensorcelle,
C’est qu’en son sein, la vérité elle recèle.
Et jamais, je n’accomplirai l’absurdité
De me saisir de valises par la poignée.

Mais ce n’est rien encor, face au bonheur fugace
Qui m’emplit, lorsque dans le Métro je traînasse
Dans l’alignement du passage, bien en place,
Pour que surtout, c’est mon principe, aucun ne passe.
Quel délice de rester campé sur le quai,
Là, sans bouger, priant pour être percuté.

Enfin, à l’intérieur, je reste vigilant
De ne pas trop m’y engouffrer profondément,
Pour éviter toute fluidité à l’entrée,
Et garder un étal garni à l’arrivée.

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