Sans coup férir

Mais laissez les donc ferrailler !
Pourquoi seuls les preux chevaliers
Auraient ce privilège insigne
Que de croiser le fer des dignes ?

À leur place, goûteriez-vous
La solitude qui les cloue,
Séparés de leur partenaire
Par de larges plaines de verre,
Que seul vient briser, fort partial,
Un piteux appétit bestial.

N’ont-ils pas déjà trop souffert,
À tort, ces mal-aimés couverts ?
N’est-il pourtant pas évident
Que chez tout bon couteau à dent
Sommeille l’envie viscérale
De croiser cet exquis métal
Dont toute fourchette se pare.
Sombres égoïstes ignares !

Si niaise superstition !
Commettre pareille exaction !
Où s’égare votre raison ?
Quels vils décérébrés moutons
Refusant cette juste union !
Ce ne sont pas que simples pions !

Voyez donc comme ils sont férus
De l’un l’autre si éperdus !
Ayez que diantre un peu de cœur !
D’évidence ils sont âmes soeur !

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